MK2 édite en DVD


La Double vie de Véronique (1991)
de Krzysztof Kieslowski

 

 

 

 

Il y a 20 ans dans deux villes différentes (en France et en Pologne) naquirent deux petites filles pareilles. Elles n'ont rien en commun, ni père, ni mère, ni grands parents, et leurs familles ne se sont jamais connues.
Pourtant elles sont identiques : toutes deux gauchères, aiment marcher les pieds nus, et le contact d'un anneau d'or sur leurs paupières. Et surtout, toutes deux ont une voix magnifique, sublime, un sens musical absolu, et la même malformation cardiaque difficilement détectable. L'une profitera des expériences et de la sagesse de l'autre sans le savoir. Comme si chaque fois que la première se blessait avec un objet la seconde évitait le contact de ce même objet.
C'est une histoire d'amour, simple et émouvante. L'histoire d'une vie qui continue, quittant un être pour se perpétuer dans le corps et l'âme d'un autre être.




 
Les suppléments
LE double DVD MK2
Les caractéristiques techniques
 


Kieslowski - dialogue de Ruben Korenfeld
Documentaire sur le tournage du film (1991) - 53'
Rencontre avec Irène Jacob (2005) - 17'
1966 - 1988 : Kieslowski, cinéaste polonais
Documentaire de Luc Lagier (2005) 30'
Courts métrages inédits de K. Kieslowski
L'Usine (1970) - 17', L'Hôpital (1976) - 20' et La Gare (1980) - 12'
Court métrage de Kazimierz Karabasz
Les Musiciens du dimanche (1958) - 10'
Langue : Version originale polonaise 5.0 (sous-titres français et anglais).
Format image : Couleurs - 1 .66.
Format vidéo
: 16/9 compatible 4/3.
Durée du film : 94'.
Menus français et anglais.
 

Krzysztof Kieslowski n'était pas que l'austère nouvelliste révélé par les dix épisodes de son implacable Décalogue. Krzysztof Kieslowski n'était que le lucide entomologiste de la société polonaise contemporaine. On ne connaissait pas Krzysztof Kieslowski. Qui vient de donner à Cannes un film d'amour et de musique, un film d'exil à cheval, entre deux pays, la Pologne et la France, entre deux continents, la vie et la mort, entre deux petites filles, Weronika et Véronique. Une belle histoire de cœurs fragiles et de hasard maîtrisé. Oui, le hasard est encore là mais la musique l'a transcendé. Elles sont nées le même jour, Kieslowski grand documentaliste à la précision des dates, il nous le dit, elles sont nées le 23 novembre 1966 à 3 heures du matin. En grandissant, l'une à Varsovie, l’autre à Clermont-Ferrand, deux villes où les murs gris se ressemblent, elles révèlent toutes deux un don surnature! pour la musique et une faiblesse cardiaque. On suit Weronika, elle fait l'amour dehors sous la pluie, prend le train pour Cracovie, où sur la place, tandis que se déroule une manif, une touriste qui lui ressemble prend une photo d'elle, elle joue avec une petite balle transparente où se reflète le clocher renversé d’une église, frotte son anneau d'or sur le bord de sa paupière, chante comme un ange l'œuvre puissante d’« un compositeur né en Hollande il y a plus de 200 ans » ; et meurt en scène en donnant la plus haute note, la plus belle, celle qui brise le cristal de son cœur.
Kieslowski n'a pas peur de tuer Weronika, puisque voilà Véronique qui soudain se met à pleurer, disant : « Je crois que j'ai du chagrin. » Plus tard, on nous l'apprendra, lorsque la fille de Pologne avait deux ans, elle approcha sa main sa main trop près du four et se brûla. Dans le même temps, la fille de France approcha sa main du feu mais la retira au dernier instant. Rien de fantastique, rien d'irrationnel, rien de métaphysique même dans cette aventure lumineuse, quelqu'un peut-être nous accompagne, qui nous retient la main. Pas un gardien, Dieu n'y est pour rien, mais notre capacité à accepter les signes, à contrer les diktats imbéciles du destin, à franchir les portes des sensations, des sentiments...