par Rémi Fontanel


      
     
L'Art de l'excellence

       La troisème et dernière partie de cette biofilmographie consacrée à Maurice Pialat, se propose d'aborder la période "1981-2003"...2003 étant l'année de la disparition du cinéaste.

       Son film Loulou (1981), symbolise en effet une sorte de rupture dans sa carrière. Il ne s'agit pas d'un bouleversement lié à sa façon de concevoir le cinéma ; il s'agit encore moins d'une remise en question relative à ses méthodes de travail. Loulou est un tournant dans l'oeuvre du cinéaste car ce film sera à l'origine de plusieurs rencontres importantes qui s'affirmeront, se renforceront au fil du temps. La "tribu Pialat" se constitue.
       Ainsi, Loulou (en 1981) marque la rencontre entre Maurice Pialat et Gérard Depardieu ; ils se retrouveront à quatre reprises.

       Mais Loulou, c'est aussi et surtout une autre rencontre : celle avec Daniel Toscan du Plantier (pour la société de production Gaumont), qui soutiendra tous les films suivants (excepté le dernier, Le Garçu).
       Enfin, ce film inscrira également le début d'une longue collaboration avec le monteur Yann Dedet, qui suivra Maurice Pialat jusqu'à l'avant-dernier film Van Gogh (le montage du dernier film - Le Garçu - ayant été confié à Hervé de Luze).
      
      
Loulou
représente donc le début d'une nouvelle ère pour le réalisateur : celle de la maturité, de la fidelité vis-à-vis de certains de ses collaborateurs qui l'accompagneront jusqu'à la fin ou presque.... Loulou est l'expression d'une époque charnière ; commencement d'une période durant laquelle s'affirmera l'excellence d'un art qui prendra vie à travers six films, qui pour certains, deviendront les plus importants, les plus marquants, les plus singuliers de la grande Histoire du cinéma.

 

Loulou, A nos amours, Police, Sous le Soleil de Satan, Van Gogh, Le Garçu    
     
Notes de bas de page

Les "Portraits de Cinéastes" de Cadrage - Une collection dirigée par
© Cadrage/Arkhome 2004