Loulou,
A nos amours,
Police, Sous
le Soleil de Satan, Van
Gogh, Le Garçu
Notes de bas de page
Notes :
61. Isabelle
Jordan, « Le chercheur de vérité » in Positif
n°235, octobre 1980.
62.
En prenant la tête de la Gaumont en septembre 1974,
Nicolas Seydoux engage deux mois après Daniel Toscan
du Plantier comme conseiller. C'est le moyen pour ce dernier
d'appliquer sa conception de la production telle qu'il l'imagine
en France ; à savoir une association des divers modes
d'expression (cinéma, opéra, musique) et la
volonté de voir les films français, franchir
les frontières en assumant et en revendiquant pleinement
leur statut d'oeuvre culturelle à part entière.
« Que chacune de nos productions se donne comme but
d'exister dans la liste des chefs-d'oeuvre de l'esprit humain,
capables d'émouvoir d'un extrême à l'autre
de la planète. », déclarera
Daniel Toscan du Plantier à son arrivée au
sein de la Gaumont.
63.
Pascal Mérigeau, Pialat, Editions Grasset
& Fasquelle, Collection Biographie, Paris, 2002, p.
172.
64.
« En fait, je ne crois pas au jeu des comédiens.
On joue la comédie pendant un temps très court,
celui de l'amateurisme. Mais dès qu'un comédien
devient professionnel, je n'arrive pas à penser qu'il
puisse avoir des états
d'âmes. »
Propos de Maurice Pialat recueillis par Jean-Luc Douin pour
Télérama n°1600, 10 septembre
1980.
65.
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
p. 177.
66.
Nelly (Isabelle Huppert), "bourgeoise", belle
et cultivée rencontre Loulou (Gérard Depardieu),
loubard et sans emploi fixe. Jaloux et violent, le mari
de Nelly, André (Guy Marchand) la frappe. Nelly quitte
André avant de revenir un temps à ses côtés.
Nelly est renvoyer par André qui se lasse d'entretenir
indirectement son "rival". La jeune femme découvre
l'univers de Loulou : les casses, un ami interdit de séjour
(Lulu qui viendra partager leur studio après sa sortie
de prison), les repas chez Mémère à
la campagne. Enceinte, Nelly décidera finalement
d'avorter, probablement par peur de l'avenir. Loulou lui
reprochera de ne pas avoir voulu lui faire confiance. Elle
le retrouvera saoul dans un bar avant de s'enfoncer dans
la nuit d'une petite rue parisienne.
67. Olivier Eyquem, « Loulou »
in Positif n°232-233, juillet-août 1980.
68.
Jacques Kermabon, « La musique du réel » in La
Revue du cinéma n°389, décembre 1983.
69.
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
p. 197.
70.
Yves Stavridès in L'Express, 15 novembre
1983.
71.
« Il arrive à Pialat de faire jouer en "cinéma-vérité"
les acteurs traditionnels qu'interprètent le personnage
qui est lui (d'où probablement les conflits avec
les dits « interprètes », al rébellion de
Yanne dans Nous ne vieillirons pas ensemble, etc.)
et dans A nos amours, le stupéfiant psychodrame
final, quand, au cours d'un repas commencé comme
du Duvivier la situation dérape, et Evelyne Ker,
la mère gifle Pialat, le père de façon
parfaitement cohérente, comme une actrice peut aussi
gifler son metteur en scène. »
Paul-Louis Thirard, « A nos souhaits » in
Positif n°275, janvier 1984.
72.
Jean-Claude Bonnet, « Un incendiaire » in Cinématographe
n°94, novembre 1983.
73.
« Si j'en tire quelque chose, c'est l'idée d'une
grande liberté de jeu à retrouver, la capacité
de s'étaler, de s'étirer, à l'intérieur
d'un texte écrit, d'improviser à partir d'un
texte où « tout » doit être dit. J'ai surtout
repris le virus du cinéma, où tout est dans
l'instant. »
« L'interprétation - entretien avec Evelyne
Ker - par Nadine Tasso » in A nos amours, scénario,
dialogues, chronique, images, Editions Pierre Lherminier
/ Filméditions, Paris, 1984.
Entretiens avec Arlette Langmann (scénario), Micheline
Pialat et Emmanuel Sclumberger (production), Evelyne Ker
et Dominique Besnehard (interprétation), Valérie
Sclumberger (costumes et interprétation).
74.
Cf. « Suzanne la perverse » par Alain Ménil
in Cinématographe n°94, novembre 1983.
75.
Suzanne (Sandrine Bonnaire), quinze ans est en colonie de
vacances et répète son texte pour sa pièce
de théâtre. Elle aime Luc mais ne veut pas
coucher avec lui ; alors elle fait l'amour avec d'autres
hommes. A Paris, elle vit entre un père "autoritaire"
(Roger interprété par Maurice Pialat), fourreur
de profession, un frère possessif passionné
par l'écriture (Robert interprété par
Dominique Besnehard) et une mère agressive (Betty
interprétée par Evelyne Ker). Un jour le père
quitte le foyer (« parce qu'il y a un jour où
l'on en a marre. ») et la situation devient
insoutenable pour la jeune fille battue par un frère
qui ne supporte plus ses sorties nocturnes et les crises
d'hystérie de sa mère. Suzanne décide
de partir en pension. Puis elle se marie avec Jean-Pierre
(Cyril Collard) avant de le quitter pour partir en Californie
avec Michel, un ami de la famille. Entre-temps le père
sera revenu en plein repas familial pour régler ses
comptes et accompagnera finalement sa fille à l'aéroport.
76.
Alain Bergala, « Un marginal du centre » in Cahiers
du cinéma n°354, décembre 1983.
77.
Serge Daney, « Pialat dans l'oeil du cyclone » in Libération
16 novembre 1983.
78.
Tapage nocturne, éditions Mercure de France,
Paris, 1979.
79.
Cf. documentaire Zoom sur Police - 18 ans après
-, réalisé par Virginie Apiou, 2002. [Bonus
du film Police in premier coffret DVD Pialat].
80.
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
p. 236.
81.
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
p. 237.
82.
L'inspecteur Mangin (Gérard Depardieu) interroge
Claude (Meaachou Bentahar), un petit dealer qui travaille
pour les frères Slimane : Jean et Maxime. Ces derniers
ont un jeune frère, Simon (Jonathan Leina) qui vit
avec Noria (Sophie Marceau). Simon et Noria sont arrêtés
par Mangin et ses collègues. Noria est libérée
grâce à l'avocat de la famille, Lambert (Richard
Anconina) qui est aussi un ami de Mangin. Maxime est blessé
quand il tente de descendre Claude. Noria s'empare de l'argent
du trafic et n'en dit mot à personne. Mangin tente
de séduire une jeune stagiaire Marie Verdet et passe
finalement la nuit avec une prostituée, Lydie (Sandrine
Bonnaire). Le clan Slimane soupçonne très
vite Noria, devenue aussi la maîtresse de Mangin après
avoir été celle de Lambert. Noria finit par
avouer son vol à Mangin qui décide d'aller
rendre l'argent aux voyous. Noria décide juste après,
dans la voiture, de quitter Mangin car elle ne pourra, selon
elle, jamais le rendre heureux. Mangin reste seul, chez
lui.
83.
« On ne comprend rien au cinéma de Pialat si
l'on de saisit pas à quel point il lui importe de
capter, le plus souvent à leur corps défendant
ces instants de vérité, ces moments magiques
où les comédiens expriment la justesse d'un
sentiment, d'une émotion, d'un geste, la bassesse
d'un regard ou, plus rarement, la grandeur morale. Dès
qu'un personnage apparaît dans le plan, il lui faut
affronter le rapport de force, avec les autres, avec le
texte qu'il a à dire, avec la caméra. »
Serge Toubiana, « L'épreuve de vérité
» in Cahiers du cinéma n°375,
septembre 1985.
84.
« Positif : C'est par la sexualité que s'explique
Mangin, par son rapport au trois femmes.
Maurice Pialat : C'est un grand timide. Cela crève
les yeux. C'est drôle de montrer un flic comme ça
: d'habitude ils boivent sec et tirent comme des bêtes.
»
Entretien avec Maurice Pialat in Positif n°296,
octobre 1985.
85.
« Dans la scène de lit où Mangin essaie
de convaincre Noria de l'inanité de ses ambitions
matérielles, il devait évoquer ces hôtels
des Caraïbes où toute une nouvelles classe voit
le comble de l'évasion et du luxe, où « on
ne pas se baigner à cause des coraux. » Brusquement,
sur le tournage, Depardieu ajoute : « Il y a un con
qui t'apporte un punch' », ce détail dérisoire
et comique au milieu d'un dialogue amoureux, c'est entre
autres, l'oeuvre de Depardieu, capable de nourrir une situation
de l'intérieur, de lui donner toute sa chair, sa
sève et sa nécessité. Alors l'acteur,
c'est vrai devient un créateur. »
Jacques Fieschi, « Solitudes » in Cinématographe
n°113, septembre 1985.
86.
« Je ne reviendrai pas. D'ailleurs, tu as bien compris
que ce film est une merde, je ne vais tout de même
pas signer ça. Tu prends la suite, c'est toi qui
réalises. Tournez ce que vous voulez si ça
vous amuse, moi je laisse tomber. »
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
p. 242.
87.
Cf. « Maurice Pialat ou l'art de la scénographie
cyclonique » par Rémi Fontanel in www.maurice-pialat.net.
88.
Cf. article de Nicole Brenez, « Passque ça fait plus
français » in De la figure en général
et du corps en particulier, Editions De Boeck Université,
Collection Arts et Cinéma, Bruxelles, 1998.
89.
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
p. 251.
90.
Ibid., p. 254.
91.
Ibid., p. 260.
92.
Ibid., p. 267.
93.
Ibid., p. 268.
94.
Alain Philippon, « Description d'un combat » in Cahiers
du cinéma n°399, septembre 1987.
95.
Michel Estève, « Sous le soleil de Satan - de Bernanos
à Pialat » in Vertigo n°1 - Le cinéma
au miroir -, Editions Avancées cinématographiques
et Vertigo, Paris, 1987.
96.
Rappelons qu'un documentaire court fut déjà
tourné sur Vincent Van Gogh en 1964 par Maurice Pialat,
pour le compte des Chroniques de France. [Documentaire
présent en bonus du film Van Gogh in premier
coffret DVD Pialat].
97.
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
pp. 284-285.
98.
Pascal Mérigeau, Pialat, op. cit.,
p. 286.
99.
Jean-Claude Bourlat fut l'assistant de Maurice Pialat sur
La Maison des bois et Nous ne vieillirons pas
ensemble et son Directeur de production sur Police
et Sous le soleil de Satan.
100. Pascal
Mérigeau, Pialat, op. cit., p.
294.
101. Cf.
Entretien de Maurice Pialat par Christian Defaye in
Spécial cinéma diffusée en 1991
sur la Télévision Suisse Romande.
[Emission présente in bonus
du film Van Gogh in premier coffret DVD Pialat].
102. Pascal
Mérigeau, Pialat, op. cit., p.
301.
103. Pascal
Mérigeau, Pialat, op. cit., p.
305.
104. Pascal
Mérigeau, Pialat, op. cit., p.
307.
105.
Cf. Laurent Vachaud, « C'est dur de faire simple... - Entretien
avec Yann Dedet » in Positif n°369, novembre
1991.
106. Joël
Magny, « Le geste de Pialat » in Cahiers du cinéma
n°449, novembre 1991.
107.
Ibid.
Loulou,
A nos amours,
Police, Sous
le Soleil de Satan, Van
Gogh, Le Garçu
Notes de bas de page
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